Publié le février 14, 2018
Les busards sous haute protection

[vc_row][vc_column width= »1/6″][/vc_column][vc_column width= »2/3″][vc_column_text]Au printemps, lors de la nidification, les busards cendrés et Saint-Martin font l’objet dans la Vienne d’une surveillance et d’une protection étroite de la LPO. La problématique : la destruction des nichées lors des moissons. Avec le soutien de Lisea Biodiversité, la LPO Vienne a pu former de nouveaux bénévoles dédiés à ces mesures de protection et mettre en place des actions de sensibilisation auprès des exploitants agricoles.

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Une présence forte des busards dans le Poitou-Charentes

Elégants avec leurs ailes étroites et rejetées en arrière et leur plumage gris et blanc pour les mâles, les busards cendrés, migrateurs, et les busards Saint-Marin (quasi similaires dans leur morphologie et leur couleur), plutôt sédentaires, sont des oiseaux particulièrement présents dans le Poitou-Charentes. « Ce territoire accueille en effet un quart des effectifs nationaux, souligne Cyrille Poirel, chargé de Mission agriculture et biodiversité à la LPO Vienne. Et la plaine du Nord-Ouest de la Vienne constitue l’un des principaux bastions de ces deux espèces. » Le rôle de ce territoire est donc essentiel dans la préservation de ces espèces protégées qui, depuis quelques années, sont particulièrement menacées.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/2″][widget_margin][vc_single_image image= »6114″ img_size= »large » add_caption= »yes »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/2″][widget_margin][vc_single_image image= »6115″ img_size= »large » add_caption= »yes »][widget_margin][vc_single_image image= »6113″ img_size= »large » add_caption= »yes »][widget_margin][vc_single_image image= »6116″ img_size= »large » add_caption= »yes »][/vc_column][vc_column width= »1/2″][widget_margin][vc_column_text]

Des nidifications dans les champs de céréales

« Avec la disparition de leurs habitats naturels, comme les landes ou les marécages, ces espèces nichent aujourd’hui majoritairement dans des cultures d’orge et de blé où ils trouvent une hauteur et une densité de végétation idéales pour protéger leurs nichées, posées à même le sol. Si aucune mesure de protection n’est mise en place, on estime que 50 % à 70 % de celles-ci sont détruites lors des moissons. » Le busard cendré qui niche plus tardivement étant migrateur, est l’espèce la plus impactée.
Depuis près d’une vingtaine d’années une poignée de bénévoles sillonnent fin avril, les plaines s’étendant de Poitiers à Saint-Jean-de-Sauves, pour essayer de localiser, à l’aide de jumelles et de GPS, le maximum de nids et mettre en œuvre les protections qui s’imposent.

 

Pour visionner une nidification : https://vimeo.com/album/4019856 (source : LPO)[/vc_column_text][vc_column_text]

Une protection aussi dans l’intérêt des agriculteurs

A partir du moment où des nids ont été repérés, le travail du bénévole consiste à rencontrer les exploitants des parcelles et les informer des mesures de protection qui seront mises en œuvre. « De plus en plus, les agriculteurs ont pris conscience de la portée de cette action car ils y trouvent aussi leur intérêt. Les busards, se nourrissant essentiellement des campagnols, les débarrassent d’un des ravageurs de leur culture. Pour les plus réticents, on leur explique que la destruction volontaire d’une espèce protégée est interdite. En dernier recours nous faisons appel à l’ONCFS*, mais c’est très rare. »
Concrètement la protection consiste, à l’approche des moissons, à poser un grillage d’un mètre de haut sur un mètre carré, maintenu autour du nid par des piquets visibles depuis la moissonneuse de façon à ce qu’elle puisse contourner l’endroit. « La zone de protection est très restreinte, elle impacte donc peu l’exploitant. »[/vc_column_text][widget_margin][vc_column_text]

Plus de bénévoles et une zone de protection étendue

« L’aide de Lisea Biodiversité, de 27 000 € sur un programme qui s’étalait sur deux ans 2015-2016 (coût global de 40 000 €), a véritablement permis de conforter ces actions en augmentant le nombre de bénévoles engagés dans la recherche et à la préservation des nichées. » En complément des trois bénévoles les plus expérimentés, deux nouveaux ont été formés et une dizaine d’autres interviennent aujourd’hui ponctuellement. « Nous avons ainsi pu élargir la zone de surveillance plus au nord. »
Du côté des agriculteurs, une plaquette d’information a été réalisée qui est aujourd’hui éditée selon les besoins. « On estime à environ 300, le nombre d’agriculteurs sensibilisés via ce support. » Des réunions d’informations spécifiques avec des observations sur le terrain ont également été organisées. « On constate aujourd’hui les effets bénéfiques de ce travail, de plus en plus d’exploitants agricoles nous appellent, en amont des moissons, pour nous prévenir de la présence de busards. »
En outre, une exposition a vu le jour qui est utilisée lors de manifestation de la LPO.
Sur les deux ans du programme, ces protections ont permis l’envol de 171 jeunes busards cendrés et Saint-Martin. « Sans notre intervention, les 2/3 auraient péri », conclut Cyrille Poirel.

* Office national de la chasse et de la faune sauvage[/vc_column_text][/vc_column][vc_column][/vc_column][/vc_row]