Une démarche de dialogue et de concertation inscrite dans la durée

Avec COSEA, le groupement constructeur, LISEA a instauré dès les phases d’études du projet de la LGV SEA une démarche permanente de concertation avec l’ensemble des parties prenantes concernées. C’est une démarche qui s’est renforcée au cours des différentes phases de conception-construction de la ligne. Ce lien avec les territoires sera maintenu tout au long de la phase d’exploitation, jusqu’en 2061.

Visite grand public du chantier de la LGV entre Luxé et Villognon
Visite grand public du chantier de la LGV entre Luxé et Villognon
Visite grand public du chantier de la LGV entre Luxé et Villognon
Visite grand public du chantier de la LGV entre Luxé et Villognon
Pose du groupe devant le viaduc de la Dordogne

Dialogue et concertation avec les parties prenantes pour un projet ancré dans les territoires

Favoriser l’adhésion dès les phases d’études et de construction

L’ampleur du projet de la LGV SEA a nécessité dès le départ une concertation directe et permanente avec les acteurs des territoires concernés. Cette démarche de dialogue fondée sur l’écoute, la transparence et la pédagogie a été initiée avec l’ensemble des acteurs des territoires traversés par la LGV SEA :

  • riverains
  • élus et acteurs économiques : chambres de l’agriculture, de l’artisanat, du commerce, de l’industrie
  • conservatoire régional des espaces naturels
  • associations de protection de la nature

La préparation du chantier et les travaux ont été accompagnés par de multiples action de concertation et d’information. Ainsi, plus de 150 réunions publiques d’information et 2000 réunions de concertation ont eu lieu. Au total, sur 4 sites répartis le long du tracé, ce sont près de 500 visites de chantier, principalement à destination des riverains, qui ont été organisées. En 2013, 2014 et 2015 près de 20 000 personnes sont ainsi venues découvrir le plus grand chantier d’Europe.

Voir la vidéo

La concertation s’est prolongée tout au long des travaux, permettant d’apporter d’ultimes améliorations au projet : rétablissements routiers, aménagements de voiries…

Après la mise en exploitation de la ligne, le dialogue sera maintenu, afin d’évaluer et d’optimiser l’impact de la création de la LGV pour l’économie des territoires via l’observatoire socio-économique de LISEA.

En savoir plus sur l’observatoire socio-économique de Lisea

Des équipes LISEA et COSEA dédiées à la concertation

Le tracé de la future LGV a été établi suite aux débats préalables et enquêtes publiques ayant précédé la déclaration d’utilité publique de l’infrastructure. Depuis la signature du contrat de concession en 2011, LISEA et COSEA ont missionné des équipes de “concertateurs” chargés de :

  • présenter le projet au sein des communes
  • faire remonter les observations et les demandes d’aménagements
  • travailler au mieux sur les demandes locales.

Ces mêmes concertateurs ont également échangé et travaillé avec les acteurs institutionnels ou associatifs locaux : conseils généraux, préfectures, association de protection de la nature, services de l’état…

LGV SEA, concertation, élus, riverains, associations

Le saviez vous ?

+ de 150 réunions publiques organisées depuis 2012

+ de 1150 réunions avec toutes les parties prenantes et acteurs locaux, de Tours à Bordeaux depuis 2011

+ de 2000 modifications du projet original découlant de la concertation

4 centres d’information du public établis le long de la ligne pour les visites de chantier

11 numéros du magazine dédié “LISEA Express” distribués aux riverains tirés à 190 000 exemplaires chacun

1 site internet d’information chantier avec des alertes mails géolocalisées

Les engagements de LISEA et COSEA en faveur de l’emploi et l’activité

Des engagements suivis par l’État

Plusieurs engagements ont été pris par LISEA et le groupement-constructeur COSEA afin que les territoires traversés bénéficient des effets de la construction :

  • plus de 10% des heures travaillées ont été confiées à des personnes en insertion professionnelle
  • 812 millions d’euros de contrats de sous-traitance ont été passés avec les entreprises locales des départements du tracé, soit plus de 10% du montant des travaux

Ces engagements font l’objet d’un suivi rigoureux dans la durée par les services de l’État : DIRRECTE, DREAL, Pôle emploi….

CHIFFRESLes impacts de la LGV SEA sur l’emploi

Les engagements durables de LISEA

Le volet environnemental du projet est très encadré. La démarche : « Eviter, réduire, compenser » est directement issue du cadre réglementaire.

  1. « Eviter », c’est trouver la meilleure solution pour ne pas impacter une zone sensible.
  2. « Réduire », c’est limiter au maximum l’impact des travaux sur les zones qui n’ont pu être évitées.
  3. « Compenser », c’est créer à proximité de la ligne des environnements comparables à ceux qui auront été affectés par le projet.

En savoir plus sur les mesures compensatoires

Découvrir la contribution aux études sur le jumelage des infrastructures LGV SEA et A10 entre Tours et Poitiers – 2014

Découvrir la première campagne photographique 2014 de l’Observatoire photographique des paysages de la LGV

L’ensemble des clichés photographiques de l’Observatoire des paysages seront bientôt en ligne sur ce site.

L’opération de sauvetage d’amphibiens réalisée par COSEA

Un suivi des mesures environnementales est également mené sur la durée. Il comprend :

  • un suivi de l’état des populations des espèces protégées et de leurs habitats
  • un suivi des mesures de réduction d’impact : déplacement d’espèces protégées, construction d’ouvrages permettant la transparence écologique, création de mares de substitution…
  • un suivi des mesures de compensation : mesure de l’efficacité écologique des actions de restauration et de gestion des sites.

Normes acoustiques, réglementation et protections

Le passage d’un train génère des perturbations acoustiques, liées au contact entre les roues et le rail, tous en acier. La réglementation impose de limiter le niveau sonore moyen perçu au niveau des habitations à 60 décibels le jour et 55 décibels la nuit.

D’où vient  le bruit des trains qui passent ?

Tout son que l’on entend correspond à une vibration de l’air qui se déplace ; chaque particule transmettant son mouvement à ses voisines, jusqu’à notre tympan. Dans le cas des trains, le son provient essentiellement du contact entre les roues et le rail, qui génère les vibrations acoustiques que perçoivent nos oreilles.

Comment se propage le son ?

Le son provoqué par le roulement des roues sur les rails est projeté de part et d’autre du train en suivant un angle montant de 30 degrés par rapport au sol. Le bruit généré diminue lorsqu’il est absorbé par le sol, par l’air ou par tout obstacle présent sur son trajet ; il diminue aussi avec la distance.

Comment l’évalue-t-on ?

La loi impose des normes strictes et une méthode de calcul précise. D’abord, le diagnostic acoustique des territoires permet de connaître le niveau d’émissions sonores préexistant (avant la réalisation de la ligne). Puis des modélisations en 3D prenant en compte la présence et la forme des bâtis concernés, la topographie du terrain, la géométrie de la future ligne et la densité du trafic attendu en 2036 (bien supérieur au trafic attendu en 2018) permettent d’identifier les secteurs géographiques qui risquent d’être soumis à un niveau sonore supérieur aux seuils réglementaires à respecter. La phase de concertation avant travaux a permis de présenter et faire valider ces protections aux élus et riverains concernés.

Quels sont ces seuils ?

La réglementation impose de limiter le niveau sonore moyen généré par la circulation des trains, mesuré au niveau des habitations, à 60 décibels le jour (6h-22h), et 55 décibels la nuit (22h-6h).

Comment fonctionnent les dispositifs acoustiques installés sur la ligne SEA ?

Un dispositif acoustique est toujours placé entre la source du bruit et le lieu à protéger afin de couper le chemin de propagation de l’onde sonore en l’absorbant ou en la déviant vers une autre zone. Plus la protection est proche de la source émettrice, (ici, le train), plus elle est efficace. Sa longueur et sa hauteur sont adaptées en fonction de l’orientation du faisceau sonore et de la position de l’habitation à protéger. Plusieurs options ont été utilisées sur la ligne : la protection par une butte de terre (un « merlon »), par un mur anti-bruit, par l’isolation des façades elles-mêmes dans certains cas… Un passage en déblai a aussi un effet notable sur la diffusion du bruit.

Que se passe-t-il si les normes sont dépassées ?

LISEA réalisera évidemment des études acoustiques lorsque la ligne sera en service, pour s’assurer que la réalité et les modèles sont cohérents. Et, le cas échéant, s’il apparait que les normes sont dépassées, LISEA fera les aménagements nécessaires.

Protections acoustiques
Ecran acoustiques en béton de plouzané
acoustique.340.350.s
acoustique-ecran-anti-bruit.900.675.s
acoustique-merlon.900.675.s
acoustique-traitement-facade.900.675.s

L’observatoire environnemental de LISEA

LISEA a mis en place un observatoire environnemental pour permettre la réalisation d’un retour d’expérience. L’enjeu : être un outil d’aide à destination des aménageurs locaux pour optimiser la gestion environnementale de futurs projets d’infrastructures et d’aménagement du territoire. Les résultats des études serviront également à enrichir les connaissances et les améliorer les bonnes pratiques environnementales.

Dérivation provisoire cours d’eau

L’observatoire environnemental couvre six thèmes d’étude :

  1. gestion de l’eau
  2. gestion du milieu naturel, de la faune et de la flore
  3. paysage
  4. reboisement
  5. occupation des sols
  6. maîtrise des plantes invasives

Étude de l’observatoire environnemental, sur les boisements compensateurs