Publié le 25 mars 2019

Fondation LISEA Carbone : inauguration d’un séchoir à luzerne à Mauzé-sur-le-Mignon

Le GAEC BIRAUD-PAILLAT, exploitation agricole spécialisée dans la production de lait de vache à Mauzé-sur-le-Mignon (79), a inauguré, samedi 23 mars 2019, un séchoir à luzerne, notamment financé par la Fondation LISEA Carbone et conçu par Démeter énergies. Pensé pour être accolé à un méthaniseur, ce projet, lancé en 2017, s’inscrit dans une logique globale de développement durable. Retour sur une démarche originale et responsable.

Le séchoir à Luzerne : un pas de plus vers l’autonomie alimentaire

Le séchoir avec des bottes de luzerne

Le séchoir

 

Qu’elle soit utilisée fraîche, pâturée, fauchée ou séchée, la luzerne, aussi appelée « reine des plantes fourragères », est de plus en plus utilisée dans l’alimentation du bétail en raison de ses bienfais et qualités nutritives (source inégalée de protéines et richesse en fibres).

L’installation de ce séchoir à Luzerne permet ainsi à l’exploitant d’assécher in situ la luzerne qu’il cultive et accroître ainsi l’autonomie alimentaire de son élevage, mais pas seulement.

Sur les 450 tonnes de fourrage annuelles produites, 250 seront dédiées au GAEC, les 200 tonnes restantes seront redistribuées aux exploitants partenaires du projet.

 

Autonomie alimentaire et production d’énergies renouvelables : une démarche complémentaire et durable

L'unité de méthanisation

L’unité de méthanisation

Si la construction de ce séchoir à luzerne constitue une étape vers davantage d’autosuffisance, sa particularité est qu’il vient compléter l’ambition de l’exploitant de pratiquer une agriculture raisonnée et responsable.

L’exploitation s’est en effet également engagée dans la production d’énergies renouvelables en créant, indépendamment du GAEC, la SAS Démeter énergies, spécialisée dans la méthanisation des déjections produites par les élevages, afin de produire des sources de chaleur naturelles.

 

Chargement de fumier dans le circuit

Chargement de fumier dans le circuit

Accolé à un méthaniseur, le séchoir à luzerne profite donc de la chaleur émise et améliore ainsi le bilan énergétique et économique de l’exploitation, tout en renforçant son autonomie alimentaire.

Autre avantage, et non des moindres, en dehors des périodes de séchage des fourrages, la chaleur du méthaniseur sera utilisée pour alimenter le chauffage de bâtiments communaux et intercommunaux voisins.

Un projet intelligent et porteur d’avenir qui vient prolonger la démarche du GAEC qui, depuis plus d’une décennie, a également adapté son système d’exploitation dans le but de limiter l’usage de produits phytopharmaceutiques et d’engrais de synthèse.

 

La luzerne : la championne des plantes fourragères

une tige de luzerne en fleur

Tige de luzerne

Au-delà de sa richesse inégalée en protéines (supérieure au pois ou au soja), la luzerne cumule les avantages aussi bien agronomiques qu’environnementaux.

 

Robuste, elle présente en effet l’avantage de ne nécessiter presque aucun traitement phytosanitaire ou herbicide.

Plante pérenne, installée en rotation de 3 à 5 ans, sa longévité et sa capacité à fixer l’azote qu’elle absorbe permet de recharger favorablement les sols en matières organiques pour les cultures suivantes. Sa racine profonde et pivotante favorise quant à elle leur stabilisation en réduisant les ruissellements ou l’érosion.

Un séchoir avec des bottes de foin de luzerne

Le séchoir

 

Enfin, elle est également reconnue pour favoriser la biodiversité, même fauchée, en constituant une source nourricière et un refuge pour de nombreuses espèces animales (abeilles, oiseaux, papillons, etc.).

 

 

 

Découvrir la Fondation LISEA Biodiversité