Publié le 07 février 2019

FOCUS : Rencontres de l’Observatoire socio-économique de la LGV SEA

A l’occasion de la remise du bilan socio-économique intermédiaire de la LGV SEA, LISEA a organisé, avec le concours de la Région Nouvelle-Aquitaine, les « Rencontres de l’Observatoire socio-économique de la LGV SEA », jeudi 7 février de 10h00 à 12h30, au Centre Condorcet à Pessac.

 

Organisé en présence d’Alain Rousset, président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, d’Alain Juppé, président de Bordeaux Métropole et maire de Bordeaux, et d’Hervé Le Caignec, président de LISEA, cet événement a exposé les premiers résultats de l’Observatoire socio-économique de la LGV SEA, de sa construction à dix-huit mois de sa mise en service.

Etaient également présents, Patrick Jeantet, président directeur général de SNCF Réseau, Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF, Jean-François Dauré, président de la communauté d’agglomération du GrandAngoulême et Alain Bonnafous, professeur Émérite de l’Université Lumière-Lyon2, chercheur au Laboratoire Aménagement Economie Transport de Lyon et président du Comité scientifique de l’Observatoire socio-économique de LISEA.

 

De façon générale, les résultats de l’Observatoire ont présenté une analyse comparée entre les prévisions et la réalité constatée. Les données exposées ont fait l’objet d’échanges entre différents acteurs clés du secteur (élus, opérateur, chercheurs, chefs d’entreprise, acteurs et témoins du développement économique, etc.) afin d’apporter un éclairage concret sur l’effet de la grande vitesse en Nouvelle-Aquitaine.

Ont ainsi été abordés : les particularités du modèle de concession de service public de LISEA, son contexte de création, les caractéristiques de l’offre de transport de la LGV SEA et sur les effets de la grande vitesse en Nouvelle-Aquitaine, en termes d’attractivité et de développement économique.

 

Les premiers résultats de l’Observatoire dressent un bilan positif de la LGV SEA qui a, d’une part, dépassé les prévisions initiales en terme de trafic et amélioré l’offre de transport à l’échelle de la France et de la région, et, d’autre part, contribué à renforcer l’attractivité tendancielle de la Nouvelle-Aquitaine et de la ville de Bordeaux.

 

En 2018, le trafic a ainsi augmenté de 70 % entre Bordeaux et l’lle-de-France, et de 20 % sur l’axe SEA, soit une hausse de 3,8 millions de voyageurs (versus les 2,6/3,5 initialement prévus). Le volume voyageur attendu est donc dépassé avec 19,3 millions de voyageurs (hors Paris-Tours) contre 19 à 20,5 millions prévus (Paris-Tour inclus). Sont également à noter des gains de temps de 1h00 pour les liaisons Paris-Bordeaux/Toulouse/Dax/Hendaye/Pau/Tarbes.

Si les prévisions de trafic sont dépassées, on observe néanmoins une diminution du nombre d’allers-retours quotidiens par rapport à la situation d’avant mise en service, notamment sur les liaisons Paris-Poitiers/Angoulême et de façon plus importante pour Bordeaux-Angoulême et Bordeaux-Tours.

Le trafic TER a quant à lui également bénéficié des effets de la LGV avec une augmentation de 12 % du trafic en Nouvelle-Aquitaine, de 9 % en Occitanie et une amélioration de 17,1 % pour la liaison Bordeaux-Hendaye et de 12,1 % pour Bordeaux-Arcachon.

Si l’impact direct de la LGV sur l’emploi et le tourisme est difficilement mesurable, il ressort des études que la ligne à grande vitesse a renforcé l’attractivité déjà établie de la région et de la ville de Bordeaux, en témoignent les chiffres relatifs au trafic et le doublement du nombre de voyageurs « affaires » (Source SNCF Mobilité).

Enfin, les résultats font également état d’un taux de 94 % de régularité par tronçon de LGV, avec moins de 6 % des trains perdant 5 minutes ou plus sur SEA (13 % des incidents étant imputables à LISEA, le reste étant répartis entre SNCF Voyages, Circulation Ferroviaire, Infra Equipement et des causes externes).

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