La LGV SEA

Après six ans de travaux et avec un mois d’avance sur le calendrier, la LGV Sud Europe Atlantique a été finalisée en février 2017 et mise en service le 2 juillet de la même année. Composée de 302 kilomètres de ligne à grande vitesse et de 38 kilomètres de raccordements, la LGV SEA constitue une infrastructure ferroviaire majeure et se distingue par son niveau de performance, aussi bien en termes de sécurité et de régularité (94 % par tronçon de LGV), que par les innovations mises en œuvre durant les phases de construction, puis d’exploitation.

Financement de la LGV SEA : un coût global respecté

L’investissement global de la conception-construction était évalué à 7 855 M€ lors de la signature du contrat de concession. A la mise en service de la ligne, le coût global, toutes choses égales par ailleurs, a été réduit à 7 695 M€, grâce à une évolution favorable des indices et un chantier maîtrisé.

  • Participation publique initialement prévue de 4 049 M€ contre une subvention globale versée par SNCF Réseau à LISEA (intégrant les financements de l’Etat et des collectivités) de 3 893 M€ à la mise en service.
  • Apport privé de LISEA de 3 802 M€, dont 773 M€ de fonds propres actionnaires et 3 029 M€ de dette structurée sous forme de « soft mini perm » sur 27 ans. Le refinancement des crédits des banques commerciales a été réalisé en janvier 2019, soit 2 ans avant l’échéance initiale de 2021.
Le bilan carbone de la LGV SEA en chiffres

Source : LISEA-COSEA

La sécurité : une préoccupation au cœur du chantier

Des exigences de sécurité contrôlées à toutes les phases du projet

LISEA est tenu de se conformer aux normes et exigences de sécurité fixées par le ministère de la Transition écologique et solidaire. De la phase de conception à celle d’exploitation, ces normes font l’objet de contrôles réguliers afin de garantir une sécurité optimale sur SEA. Génie civil et plateforme ferroviaire, signalisation, télécommunications, etc. Elles garantissent :

  • La sécurité des circulations de TGV sur la LGV SEA Tours-Bordeaux ;
  • La sécurité des interactions entre la LGV SEA et le réseau ferré national déjà existant au niveau des raccordements ;
  • La sécurité des opérations d’entretien et de maintenance effectuées par MESEA ou tout autre intervenant externe.

Agrément de sécurité et Système de Gestion de la Sécurité

Le 31 mars 2017, l’Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire (EPSF) a remis à LISEA son agrément de sécurité. Ce dernier reconnaît la capacité de LISEA à atteindre les objectifs de sécurité réglementaires et à maîtriser les risques liés à la gestion-exploitation de la LGV SEA.

Pour son obtention, LISEA s’est doté d’un Système de Gestion de la Sécurité (SGS), un processus de gestion des risques, partagé avec le mainteneur MESEA, qui s’appuie sur une organisation et des mesures de maîtrise et d’atténuation des risques pour les personnes et les circulations sur la ligne. Socle de la documentation technique et de sécurité de la LGV SEA, ce manuel est destiné à un usage interne et externe, et doit permettre à toute personne de comprendre le système dans sa globalité.

La ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique est une très grande réussite. Dans le cadre d’un système ferroviaire particulièrement complexe, celle-ci amène simplification et fluidité avec une deuxième ligne nous permettant de mieux gérer les flux, notamment de séparer le fret et le transport de voyageurs

Patrick JEANTET – Président directeur général de SNCF Réseau

Propos extraits des Rencontres de l’Observatoire socio-économique de la LGV SEA (février 2019)

FOCUS – SEACLOUD : une solution de data engineering

Démarche de data engineering, SEACLOUD analyse les facteurs d’indisponibilité de la ligne à grande vitesse, suit, comprend et anticipe l’incidentologie et les interventions de maintenance, et surveille la « santé des aiguillages. » L’objectif ? Améliorer la maintenance préventive ou corrective et, à terme, prédictive. Cet outil répond aux besoins de MESEA en termes de maintenance, aux exigences de LISEA en matière de gestion du patrimoine et du renouvellement de l’infrastructure, et à l’impératif de performance que partagent le concessionnaire et le mainteneur.

Chiffres qui détaillent le finacement privé et public de la LGV SEA

Un bilan carbone inférieur aux estimations

Le Plan Climat Lancé par le ministère de la Transition écologique et solidaire en juillet 2017 vise la neutralité carbone à l’horizon 2050. Un enjeu particulièrement important pour le secteur des transports qui représente 27 % des émissions nationales en 2013. Une réduction de 20 % des émissions de ce secteur est ainsi attendue d’ici à 2020.

En tant que gestionnaire d’infrastructure ferroviaire, LISEA a engagé une démarche de bilan carbone en vue de préciser, au-delà du calcul des émissions émises lors de la construction et de l’exploitation de la ligne, les émissions évitées grâce au report modal. Cette approche a permis de déterminer le temps nécessaire pour obtenir le « point mort carbone » de la construction de la LGV SEA.

Les analyses montrent que les émissions générées par l’exploitation et la maintenance (hors travaux de renouvellement ferroviaire) sont négligeables par rapport aux émissions de la phase de construction, lesquelles seront compensées au bout de 11 ans par les émissions évitées grâce au report modal. La neutralité carbone du projet sera quant à elle atteinte en 2028. De façon générale, le bilan carbone du chantier est inférieur de 26 % aux estimations du dossier d’enquête publique.

Logo de MESEA mainteneur de la LGV SEA

MESEA : le gardien de la LGV

Exploiter et maintenir l’infrastructure pour en assurer la performance et la sécurité au service des voyageurs et des territoires est la mission de MESEA. Impliqué dès la phase de conception de SEA, MESEA en assure la maintenance au quotidien et ce, pendant toute la durée de la concession.

Innovation et performance : les leviers de la LGV

Des leviers présents de la construction à l’exploitation

Au-delà du chantier, l’innovation et la performance sont au cœur du métier de LISEA, de la construction au management, en passant par la maintenance et l’exploitation. Elle se manifeste par :

  • Des procédés techniques (usage de béton à très haute résistance, auto-fonçage, utilisation d’outil de pose de voies type « wagon-pousseur de rails soudés ») ;
  • Des systèmes d’information comme « OSILI » (simulateur dynamique de circulations qui évalue les critères de performance de la ligne) ou encore « LISEApp » qui facilite le suivi du cycle de vie complet d’une circulation en se connectant aux flux de données des circulations ferroviaires ;
  • Des systèmes de management intégrés et de formation qui favorisent la polyvalence des mainteneurs, les circuits de décision courts, etc. ;
  • Des outils de maintenance tel que l’engin « INTELO » (Inspection Télévisuelle des Ouvrages) qui assure une inspection télévisuelle des ouvrages d’art de grande qualité, avec la capacité de déceler et de géolocaliser des fissures de 0,2 mm.

Une infrastructure à la pointe de l’opérabilité

La LGV SEA constitue l’épine dorsale du futur corridor ferroviaire européen. Dans cette logique, l’infrastructure a été conçue à la pointe de l’interopérabilité dans le respect des normes européennes en matière de circulation ferroviaire, de sécurité et de développement durable.

En assurant aux différents opérateurs européens l’intéropérabilité de la ligne entre les différentes infrastructures, LISEA permet de créer de véritables liaisons transeuropéennes, bénéficiant du gain de temps généré par la LGV, à l’image de la liaison saisonnière entre Bruxelles et Bordeaux opérée par Thalys.

Un TGV sur la ligne à grande vitesse sud europe atlantique
Chronologie de la LGV SEA

Les grandes étapesDu tracé de la LGV

Chiffres clés LGV SEA

302 km de LGV

38 km de raccordements

3 bases de maintenance

500 ouvrages d’art 24 viaducs

6 départements traversés

Chiffres clés commerciaux

20 millions de voyageurs par an

2ème axe LGV le plus fréquenté de France

+3,8 millions de voyageurs dès la 1ère année d’exploitation

+3,8 millions de voyageurs dès la 1ère année d’exploitation

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